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Comprendre et améliorer la longévité en bonne santé chez le chien




Résumé

La longévité chez les chiens dépend de la génétique de l'individu, l'environnement  et la survenue de maladies. Le vieillissement en bonne santé fait référence à la préservation du bien-être physique,  mental et social optimal chez les chiens âgés, et qui se caractérise par  une longue période  au cours de laquelle un individu est généralement en bonne santé et exempt de maladie grave. Une étude a révélé une longévité moyenne de  12,5 ans, mais une longévité en bonne santé de seulement 10,7 ans chez  les chiens. Pour favoriser une vie saine et longue, il est important de  considérer le vieillissement en bonne santé comme un processus continu  nécessitant une gestion attentive tout au long de la vie du chien. Des  facteurs tels que la stérilisation précoce et le surpoids peuvent avoir  un impact négatif sur la longévité en bonne santé des chiens. Une  approche globale qui prend en compte le parcours de vie de l'animal et  utilise un carnet de santé 'intelligent' pour documenter et suivre la  santé de l'animal est recommandée.


La lecture d'un article sur le Vieillissement en bonne santé et la science de la longévité chez le chien*  m'a poussé à m'interroger sur notre compréhension de la longévité canine. Nous sommes conscients que l'espérance de vie à la naissance, toutes causes de décès confondues, continue de progresser chez les êtres humains, bien que dans certains pays comme les États-Unis, nous puissions observer un plateau. En France, en 2023, l'espérance de vie moyenne à la naissance était de 72,8 ans pour les hommes et de 79,4 ans pour les femmes. Cependant, au-delà de cette statistique, ce qui importe davantage est la longévité en bonne santé, qui représente la durée pendant laquelle on vit sans maladies graves ou handicaps. En 2023, cette espérance de vie en bonne santé était de 64,2 ans pour les hommes et de 65,3 ans pour les femmes. https://www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1374.

Chez le chien, la longévité est influencée comme chez l’homme, par la composition génétique de l'individu, l'environnement et la survenue de maladies. Il est bien établi que les races de petite taille ont tendance à vivre plus longtemps et en meilleure santé que les races de grande taille. Par exemple, le Chihuahua affiche une longévité moyenne de 16 à 20 ans, tandis que le Dogue Allemand a une longévité moyenne de 7 à 10 ans. Les races géantes, quant à elles, ont une espérance de vie plus courte et sont plus sujettes aux maladies articulaires et cardiaques précoces.

Le vieillissement en bonne santé a été défini comme la préservation du bien-être  physique, mental et social optimal chez les chiens âgés, et qui se  caractérise par une longue période de santé au cours de laquelle un  individu est généralement en bonne santé et exempt de maladie grave *.

Une étude portant sur plus de 35 000 chiens a révélé une longévité moyenne de 12,5 ans, mais une longévité en bonne santé de seulement 10,7 ans**. Pour favoriser une longue durée de vie en bonne santé chez nos compagnons canins, il est nécessaire de repenser notre approche. Nous devons reconnaître que le vieillissement en bonne santé est un processus continu qui nécessite une gestion attentive tout au long de la vie du chien, car certains événements précoces ou survenant à tout moment peuvent influencer considérablement sa santé à un âge avancé.

Par exemple, l'ablation des ovaires dans les quatre premières années de vie efface l'avantage de longévité observé entre les chiens femelles et mâles ***. De plus, la stérilisation a été associée à une augmentation du risque d'ostéosarcome chez les chiens, surtout si elle est pratiquée précocement (avant l'âge d'un an). Ce facteur est particulièrement crucial dans la prise de décision concernant la stérilisation des races prédisposées à ce type de tumeur, telles que les Rottweilers.

Le surpoids chez les chiens a un impact significatif sur leur espérance de vie en bonne santé, comme l'ont démontré plusieurs études  scientifiques. Les chiens obèses peuvent perdre en moyenne entre 2 et 5  années de vie en bonne santé par rapport à leurs congénères de poids  normal. Cette constatation doit nous alerter, car chez l'homme, la  progression de la longévité commence à atteindre un plateau, partiellement expliqué par la mauvaise alimentation. Il est possible que la courbe de  longévité chez le chien soit simplement décalée par rapport à celle de  l'homme et qu'il soit donc nécessaire de faire preuve d'une grande vigilance à ce sujet.

L’article cité plus haut prône une petite révolution dans notre manière de penser et d’agir avec  l’intégration du parcours de vie de notre animal permettant d’avoir une approche globale. Pour des raisons de rentabilité et de temps, ce n’est pas toujours la direction prise dans le domaine du chien ni de l’homme d’ailleurs. Cela implique également de reconnaître que les partenaires de soin soient conscients d’avoir fait les bons, mais également parfois, les mauvais choix. L’ensemble devrait pouvoir être documenté et suivi avec un carnet de santé ‘intelligent’ qui  pourrait alerter les professionnels de santé et aider les  propriétaires à comprendre les choix qui s'offrent à eux, ce qui est  d'autant plus important que l'on observe une augmentation de  l'itinérance chez les propriétaires changeant de professionnel de soin en fonction de leur satisfaction et de leurs connaissances.



* Healthy ageing and the science of longevity in dogs. Part I and II: a life course perspectiveCompanion animal

***Exploring mechanisms of sex differences in longevity: lifetime ovary exposure and exceptional longevity in dogs

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